Ma grossesse à haut risque ( part 1 )

2 2 m a i 2 0 1 8

Ce jour-là tu es venu te nicher dans le creux de mon ventre, sans que nous le sachions encore. Quoi que… ton papa te sentait déjà, il me disait avec certitude  » Je sens que tu es enceinte.  » Et moi, je l’espérais si fort mais je n’osais pas le croire. Pourtant…

0 3 j u i n 2 0 1 8

Aujourd’hui, c’est avec une grande joie que nous apprenons que tu es bien là, au chaud dans mon ventre. La barre est encore très légère sur le test, alors papa ne veut pas se réjouir trop vite. Mais moi, je le sais, cette fois-ci c’est moi qui le sens. Tu es bien là aux creux de moi. Et je t’aime déjà à l’infini.

Plus tard, nous aurons le confirmation de ta présence, par une prise de sang et les nombreux autres tests que j’ai fait juste pour le plaisir de voir le + s’afficher et m’assurer que tout cela est bien réel.

Les jours et les semaines passèrent, nous t’avons vu pour la première fois à l’échographie de datation, à 8sa exactement. Tu ne ressemblais à rien de plus qu’une cacahuète mais je savais déjà que tu serais le plus beau des petits bébés. Ensuite nous te rencontrons à nouveau lors de l’échographie du 1er trimestre. Entendre ton petit coeur battre est si magique. Tout va bien, tu es en pleine forme.

De notre côté nous continuons de te créer ton petit univers à la maison et je me plais à faire les magasins pour te trouver des petits vêtements que je t’imaginais déjà porter. Pour certains il était trop tôt pour commencer à t’acheter des petites choses. Mais pour nous, c’était tout naturel. Je ne voulais pas avoir vivre dans la peur de te perdre, alors je m’armais de pensées positives et je continuais à t’acheter de belles petites choses en attendant ta venue, malgré ce que les autres peuvent dire. Chacun fait comme il le sent, et moi je sentais que je devais préparer ta venue au plus vite… Et mon instinct ne me trompais pas.

En septembre nous avons appris ton petit secret, nous allions avoir un petit garçon. Ton papa, qui le sentait, était aux anges. Il se voyait déjà t’apprendre à jouer au foot comme lui et te lire des histoires de super-héros.  » Cliché  » me direz-vous ? Et oui et bien que je lui ai expliqué plusieurs fois que, peut-être son fils n’aimera pas le foot et jouera à la poupée, c’était l’idée qu’il se faisait de son petit garçon. Et pourquoi pas après tout, mais bien sûr, quoi qu’il veule faire ou ne pas faire nous l’aimerons de tout notre cœur.

Ensuite beaucoup de choses ce sont enchaînés, nous avons voyagé à Bali et Maman a passé son diplôme, qu’elle à obtenue par la suite.

Tout cela me paraissait comme dans un rêve. Je vivais ma meilleure vie, mais plus pour longtemps.

2 5 o c t o b r e 2 0 1 8

Aujourd’hui c’est l’échographie du deuxième trimestre. Tout se passe bien, bébé a deux bras, deux jambes, cinq doigts à chaque mains et 10 doigts de pieds. Nous entendons son cœur, il bat bien et nous arrivons même à voir son petit profil adorable. Il bouge beaucoup le petit coquin. L’écho est finie, nous avons le sourire et le cœur léger. Et pourtant, une fois assis au bureau du médecin, nous la voyons préoccupé. Elle nous annonce alors que bébé est petit pour son terme, ce n’était pas encore alarmant mais elle nous envoyait vers un hôpital de niveau 3, juste par précautions comme elle disait. D’accord, c’était juste une précaution, rien de préoccupant pour l’instant. Cette information ne suffit pas à faire retomber notre joie, pour moi ce n’était pas grave, à ce moment-là nous n’imaginions pas l’ampleur que ça allait prendre.

Le lendemain, l’hôpital de niveau 3 nous appela afin de convenir d’un rendez-vous au plus vite. Le jour de ce fameux rendez-vous, rien ne se passa comme nous l’avions imaginé. Nous attendions le médecin au pôle  » Grossesse à haut risque « . Que ce nom faisait peur. Je voyais des dames hospitalisées en sortir puis y entrer à nouveau, et je me rappelle avoir éprouvé de la compassion pour ces femmes sans savoir que, bientôt, ça allait être moi que l’on regarderais avec ce sentiment. Lors de ce rendez-vous, c’était la descente aux enfers. Sans vraiment trop en dire, le médecin nous apprends que les échanges entre toi et moi se faisaient mal et que du coup ça te pompait plus d’énergie que la normal. J’avoue que je n’y comprenais pas grand chose mais, le regard du médecin et de son interne en disait long. Et lorsque que la phrase  » votre bébé peut mourir in utero, cela arrive dans des cas comme le votre mais nous ne pouvons rien faire car vous n’êtes qu’à 24 sa  » fut prononcé, tout s’écroula et nous comprenions alors que ce n’était plus une  » précaution  » et que le risque était bien réel et plus présent que jamais. Voilà comment ma grossesse parfaite et idyllique se transforma en cauchemar en quelques heures à peine. Mais ça ne fut que le début.

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer